« Le seuil à 30, c’est une folie »: professeurs et parents mobilisés pour tracter contre la fermeture de classes à Carcès

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À l’aube, jeudi 18 septembre, le rond-point de la gendarmerie de Carcès s’est transformé en tribune improvisée. « Bonjour, c’est pour lutter contre la fermeture des classes au collège. Signez la pétition, s’il vous plaît », lançaient les professeurs et parents d’élèves de l’établissement Geneviève-de-Gaulle-Anthonioz, en tendant leurs flyers aux automobilistes.

Une action matinale mais déterminée, pour alerter sur les effectifs jugés trop lourds.

« Le seuil à 30, c’est une folie »

Derrière le micro, Julien Rebouissou, enseignant de mathématiques et porte-parole du mouvement, explique les motivations de la contestation: « On est toujours dans le même objectif, mais on commence déjà à préparer la suite. Fin janvier, le directeur académique des services de l’éducation nationale risque d’annoncer la fermeture d’une classe de cinquième au collège. C’est hors de question. Pour eux, ce n’est pas un sujet tant qu’on n’atteint pas 30 élèves par classe. Nous, on en demande 24 maximum. »

Les tracts distribués ce vendredi matin invitent à signer une pétition qui, espèrent les organisateurs, recueillera plus de 1.000 signatures. « C’est un moyen de montrer que nous ne sommes pas seuls et d’appuyer notre demande lors d’une audience avec la rectrice », poursuit le professeur.

Sans réponse positive, un collectif devrait être lancé à l’automne, associant enseignants, parents, élus et habitants, avec la possibilité d’actions plus importantes.

Parents et enseignants main dans la main

Magalie Guillaume, enseignante d’anglais, rappelle l’enjeu: « On nous parle d’égalité des chances dans les lettres officielles, mais avec 30 élèves par classe, ce n’est pas vrai. »

Des familles sont venues prêter main-forte, comme Katiana, mère d’une élève de sixième. « Ma fille est directement concernée. Les classes sont de plus en plus surchargées et les enfants en difficulté n’ont pas assez d’accompagnement. Je soutiens les professeurs depuis le début. Le collectif est une bonne idée, ça rassemblera encore plus de monde. »

Vers un front commun dans le Var?

Si l’inquiétude se cristallise à Carcès, les enseignants veulent élargir la mobilisation. « Je ne prêche pas uniquement pour mon collège, insiste Julien Rebouissou. Partout dans le Var, il faut mettre fin aux classes à 30 élèves. L’idéal, c’est 24, pas plus. »

En attendant, les banderoles resteront déployées, les tracts distribués, et les signatures récoltées. « On veut montrer qu’on ne manifeste pas que pour nous, conclut l’enseignant. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu. »

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