Pour les enquêteurs du ministère des armées, il n’y a pas eu de défaillances techniques ou humaines, mais une accumulation de problèmes qui ont conduit au crash.
On sait désormais pourquoi deux hélicoptères de type Gazelle de l’armée de terre se sont percutés , près du lac de Carcès. Le crash, pendant un exercice, a causé la mort de cinq soldats, des instructeurs et des stagiaires. Le parquet de Marseille, en charge de l’enquête, lundi 14 janvier 2019, concluant à des causes « purement accidentelles » du drame. Ces causes, le ministère des Armées les détaille dans un rapport, pour les enquêteurs : « les causes de l’abordage relèvent principalement du domaine des facteurs organisationnels et humains, ainsi que de facteurs environnementaux [le soleil en l’occurrence]« .
Ce matin là, les équipages des deux hélicoptères de type Gazelle ne font pas de briefing en commun. Les moniteurs ne disent pas à leurs stagiaires qu’un autre appareil s’envole, alors qu’ils partent pour la même zone. Autre souci, une procédure n’est pas respectée au décollage selon les enquêteurs : « Les hélicoptères décollent avec un espacement de l’ordre d’une minute et trente secondes au lieu des cinq minutes prévues. »
