Classes surchargées: la colère monte au collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz à Carcès

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« Classes surchargées=élèves sacrifiés. » Le message inscrit sur les banderoles suspendues aux grilles du collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz donnait le ton. Ce jeudi 4 septembre, 25 personnes, parmi lesquelles des enseignants et des parents, se sont rassemblées pour réclamer l’ouverture d’une classe de sixième supplémentaire.

L’an dernier, l’établissement en comptait cinq. Mais l’une a été supprimée, faute d’effectifs suffisants selon Mathieu Sieye, le Dasen, directeur académique des services de l’Education nationale. « On avait demandé l’ouverture d’une classe de sixième qui existait déjà, mais notre demande n’a pas été accordée, explique Anne Calderari, professeure de français. Résultat: j’ai une classe de 29 élèves, alors que l’idéal c’est 25. Au-delà, il devient très difficile d’accompagner chacun, surtout les enfants en difficulté ou ceux suivis par des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). »

« Beaucoup d’élèves en difficulté »

Pour Magalie Guillaume, professeure d’anglais, le seuil retenu par l’Éducation nationale est trop haut. « Tant que l’on ne dépasse pas 30 élèves par classe, il n’y a pas d’ouverture supplémentaire. Mais 30, c’est déjà une surcharge. L’an dernier, nous étions moins nombreux pour l’accompagnement, les sorties, la dynamique de groupe. C’était plus simple. Aujourd’hui, tout est plus compliqué. »

Parents et enseignants insistent aussi sur la diversité des profils accueillis. « Nous avons beaucoup d’enfants avec des troubles de l’attention ou en grande difficulté scolaire, mais aussi des élèves en situation de handicap« , souligne Caroline, maman d’une élève en situation de handicap.

« À 24 par classe, c’est gérable. À 30, c’est presque impossible. » Avec Isabelle, une autre maman d’élève, elles militent pour que l’établissement obtienne le statut de Réseau d’égalité des chances (REC). « Nous ne sommes qu’à 0,2 point du seuil. Cela permettrait davantage de moyens et un meilleur accompagnement. »

Malgré la pression, les professeurs refusent de « rejeter » des élèves vers d’autres collèges, comme cela s’est vu ailleurs. « Nous voulons que chaque enfant trouve sa place », assure Anne Calderari. « Mais plus les classes grossissent, plus le risque de décrochage augmente », poursuit-elle.

Une audience avec la rectrice en vue

Julien Rebouissou, enseignant de mathématiques, a résumé la situation au micro pendant près de vingt minutes: « Pour l’instant, nous n’avons rien obtenu. Mais ce n’est pas pour autant que nous allons lâcher. » Une demande d’audience auprès de la rectrice a été votée à l’unanimité. Certains évoquent même le dépôt d’un préavis de grève si les revendications restent lettre morte.

Contactée, la Direction académique des services de l’Éducation nationale du Var confirme avoir reçu une délégation en juillet. « Les effectifs ne sont pas suffisants pour envisager l’ouverture d’une autre classe de 6e », indique le Dasen. Une réponse qui ne convainc ni les professeurs ni les parents mobilisés, bien décidés à poursuivre leur combat.

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