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Naguère en Provence, il n'y avait pas de paysans sans chèvre, et même en ville, des chèvres se promenaient dans les rues.Tous les matins, jusqu'à 9h ou 1Oh, les bergères des alentours arrivaient dans la ville et s'installaient avec leurs chèvres, sur les places publiques pour traire à la demande en criant: « Bouen lach fresc ! » (Bon lait frais !) Plus tard dans la journée, les bergères revenaient pour vendre des « recuites » et du lait caillé: « Lei broussos de Rove ! » (brousses très réputées de la race des chèvres de Provence « La Rove »).
Mais si les paysans provençaux avaient généralement au moins une chèvre à la ferme, il en était une qu'ils ne pouvaient jamais attraper : « c'était la Cabro d'Or », elle faisait la chronique des veillées, des paysans l'auraient vu près d'une grotte, sur une colline, au bord d'une source. Cette chèvre-fée était la seule à connaître l'endroit où se cachait le trésor et pouvait s'en emparer celui qui l'attraperait !
Cette légende, en Provence, remonte à l'époque des sarrasins, mais à CARCES, l'on raconte que par temps de pleine lune et de mistral, la silhouette d'une « Rove » se profilerait parmi les pierres du château, et, le rosé aidant, elle pourrait bien vous conduire jusqu'au trésor de la « Cabro d'Or » enfoui par les templiers dans quelque souterrain du château! |